Henri Sellier (1883-1943) ou le bien-être pour tous
Fils d’un contremaître de l’arsenal de Bourges, Henri sellier connaîtra une carrière publique particulièrement riche, bien qu’aujourd’hui assez peu connue… un parfait exemple de ces hommes politiques attachants et généreux qui auront marqué les premières décennies du 20e siècle de leur empreinte progressiste.
Après une rapide carrière d’employé ministériel, Henri Sellier s’engage en politique dès 1909 comme conseiller municipal de Puteaux, poste qu’il conservera jusqu’en 1919. Les grandes étapes de sa vie politique seront ensuite les suivantes :
- 1910 : conseiller général du canton de Puteaux ; réélu jusqu’en 1925, puis en 1929 et 1935.
- Maire de Suresnes en 1919, il y est réélu en 1925, 1928 et 1935.
- Sénateur de la Seine en 1936
Cette carrière bien remplie connaîtra son point culminant en 1936 : Henri Sellier devient ministre de la Santé (juin 1936 à juin 1937)
Sa grande cause : l’amélioration de l’habitat des populations laborieuses
Henri Sellier n’aura de cesse de prendre en compte la notion de bien-être, de confort et d’hygiène dans une France ouvrière souffrant des conséquences sanitaires désastreuses de l’industrialisation et de l’urbanisation.
Président de l’office des habitations bon marché de la Seine, Henri sellier sera le grand promoteur des cités-jardins, concept privilégiant la qualité du logement mais aussi de son environnement.
Henri sellier sera également à l’origine de la création d’autres établissements remarquables : écoles, crèches …
En 1918, il fonde à Paris l’école des hautes études urbaines, la revue « La vie urbaine » et crée la Fédération internationale de l’habitation et de l’urbanisme en 1937.
Ministre de la santé
C’est tout naturellement qu’Henri sellier sera nommé ministre de la Santé du Front populaire – à ce titre, il lancera des campagnes sur l’hygiène, notamment afin de lutter contre la tuberculose. Il plaidera également pour des normes plus strictes et une meilleure éducation sur ce sujet.
La fin d’un bienfaiteur
Destitué de toutes ses fonctions par le gouvernement de Vichy le 20 mai 1941, il est arrêté et détenu au camp de Compiègne pendant près d’un mois.
Fragilisé par ces épreuves il est victime d’une attaque d’hémiplégie et meurt à Suresnes en novembre 1943. Malgré l’interdiction d’assister à ses obsèques, une foule impressionnante l’accompagnera pour son dernier voyage.
