Léon Blum (1872 – 1950)
Chacun connaît la figure marquante du Front Populaire, mais Léon Blum fut bien plus : conseiller d’état, écrivain, critique littéraire, militant politique… son action d’homme d’état va perdurer jusqu’ après la fin de la seconde guerre mondiale.
Issu d’une famille d’origine alsacienne, Léon Blum deviendra auditeur au Conseil d’état en 1895 : sa carrière au Palais Royal va durer près de 25 ans, et ne sera interrompue que par ses fonctions de chef de cabinet du ministre des Travaux publics Marcel Sembat, de 1914 à 1916.
En parallèle, Léon Blum deviendra un chroniqueur et critique littéraire reconnu en ce début de XXème siècle.
Après la guerre, Blum accède au cercle dirigeant de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière) il refuse, en décembre 1920, de voter l’adhésion à l’internationale communiste (congrès de Tours). Élu député de décembre 1919 à mai 1928, il sera battu aux élections de 1928 mais retrouvera néanmoins le Palais Bourbon à l’issue d’une élection partielle, dès l’année suivante (il restera député jusqu’en 1941).
L’histoire retiendra qu’il fut victime en février 1936 d’une agression violente de la part d’opposants politiques extrémistes. Ce lynchage aurait pu lui être fatal.
Léon Blum sera, pour quelques jours, ministre de l’Intérieur par intérim (1936), mais c’est surtout comme chef du gouvernement du Front populaire qu’il restera dans l’histoire (président du Conseil de juin 1936 à juin 1937 et en mars-avril 1938).
Arrêté pendant la guerre par les autorités de Vichy, jugé au procès de Riom, il sera détenu en France puis en Allemagne. Il retrouvera la liberté en 1945.
Son action continuera après la guerre : président de la conférence constitutive de l’Unesco, il deviendra brièvement ministre des Affaires étrangères et président du gouvernement provisoire de la République française (décembre 1946-janvier 1947). Il fut enfin vice-président du Conseil des ministres de juillet à septembre 1948.
Léon Blum meurt le 30 mars 1950, à l’âge de 77 ans.
